Rickolus

Rickolus was born in a sand dune and raised in the sparse pines of Jacksonville Beach, Florida. His father, an Army brat who lived in 22 states and 5 foreign countries before the age of 11, was the waiter at a beach side taco stand that was shaped like a sombrero when he met a dark haired Cajun Gypsy from the outskirts of New Orleans. Two weeks later they were married. Eight and half months later, Rickolus came out feet first into the world, almost dying in the process, saved by the life guard's quick thinking and quicker scapulae. He still wears the scar to remind him of the day he'd never forget, if it were a day he was old enough to remember.

 

The summer of his sophomore year, Rickolus wandered into the Pablo Nine Movie Theater and didn't wander out until the last sliver of silver screen was burned to ash and sent westward on an ocean breeze. He followed the ashes to another theater house, checked in and has yet to check out. Rickolus started scooping popcorn, moving quickly to a toy broom and butler. He found himself alone in a theater, sang along with the credits, reading each person's name in a chorus of half notes. Rickolus was the last film projectionist in Florida. When everything went digital, he broke down the last movie late on a Thursday night, then threw all the xenon bulbs off the roof and watched them explode against the pavement.

 

He married young, fathered a child and taught her to draw before he taught her to talk. He stashed over 1,000 illustrated conversations into a military foot locker, mostly about guinea pigs and doodles to pass the ketchup. His wife was a dark haired beauty, not unlike his mother. They met at a juice bar. They flirted in a King's courtyard. Fell in love in a hurricane. She sang quietly in traffic, danced with a broom. She argued over bottles of whiskey and made sure the coffee was brewed before the first knotty head fell off the pillow in the morning. She drew the families fortunes in charcoal flip books, painted portraits from photographs.

 

 Rickolus had a guitar at age 7, learned every song in the Ritchie Valens catalog by age 8. He taught himself the piano, Bach and "Chopsticks" in D minor. He recorded an album a day for 13 years in a green shed, 4,748 albums. Most albums will never be heard.

 

He started a one man band, played run down bars with low ceilings. Played outdoor concerts. Went on tour and cleared the Bone Zone. He played empty fields, full cemeteries, and bleating petting zoos. He wrote songs on the spot, he dismantled guitars and deconstructed drum kits. He wrote "Youngster", an album from an old man about the youth he spent and wasted away on cigarettes and long drives."Coyote and Mule" was a return to the green shed's four track recording. His soon to be released "Troubadour" is a double-album ode to his wife and to his marriage. 


 
 
 

Rickolus est né dans une dune de sable et a été élevé au coeur des pins parsemés de Jacksonville Beach en Floride. Son père, un fils de militaire qui avait déjà vécu dans 22 états et 5 pays étrangers avant l’âge de 11 ans, était serveur dans un stand de tacos en forme de sombrero lorsqu’il a rencontré une gitane cadienne aux cheveux bruns originaire des faubourgs de la Nouvelle Orléans. Deux semaines plus tard ils étaient mariés. Huit mois et demi plus tard Rickolus arrivait au monde les pieds en avant, échappant de peu à la mort grâce à la vivacité d’esprit d’un maître nageur. Sa cicatrice est toujours là pour lui rappeler ce jour qu’il n’aurait jamais oublié si ça s’était passé à un moment où il avait été assez vieux pour se rappeler.

 

Au cours de l’été de sa deuxième année d’études, Rickolus s’est aventuré dans un cinéma, le Pablo Nine Movie Theater, pour n’en sortir qu’une fois le tout dernier morceau de la toile de celui ci parti en cendre et emporté à l’Ouest par le vent du large. Il a suivi les cendres jusqu’à arriver à un autre cinéma dont il n’est toujours pas sorti. Il a commencé par y ramasser du popcorn et s’est vu rapidement attribuer le grade de responsable du balai, puis finalement de majordome. Il s’est retrouvé seul dans son cinéma, chantant pendant les génériques, lisant le nom de chaque personne dans un refrain de demi-notes. Rickolus a été le dernier projectionniste en Floride. Lorsque son cinéma est passé au tout numérique un Jeudi soir, il a cassé la bobine de son dernier film et a jeté les ampoules au Xenon du haut du toit pour les regarder s’exploser sur le sol.

 

Rickolus s’est marié tôt, et est devenu le père d’une petite fille à qui il a appris à dessiner avant de lui apprendre à parler. Plus de 1000 conversations illustrées, où il est la plupart du temps question de cochons d’inde et de monstres qui se passent le ketchup, seraient là pour en témoigner si elles n’étaient pas cachées quelque part dans une malle militaire. Sa femme est une beauté aux cheveux bruns, à l’instar de sa mère. Il s se sont rencontré dans un bar à jus, ont flirté dans la cour d’un roi, et sont tombé amoureux dans un ouragan. Elle sifflote dans les embouteillages, dance avec les balais, débat sur le whisky et s’assure que le café soit coulé avant que la première tête ensommeillée de la maison ne tombe de son oreiller au petit matin. Elle dessine aussi des fortunes familiales au charbon sur des blocs en papier, et peint des portraits de photographes.

 

Rickolus a eu sa première guitare à l’âge de 7 ans, et connaissait tous les morceaux du répertoire de Ritchie Valens à l’âge de 8 ans. Il a appris le piano seul, tout comme Bach ou Suite en Ré mineur. Il a enregistré un album par jour pendant 13 ans, dans une cabane verte. Ca fait 4748 albums. La plupart d’entre eux ne sera jamais écoutée par personne. Il a commencé à tourner comme homme orchestre, joué dans des bars aux plafonds bas. Il a joué en extérieur aussi. Il est parti en tournée et a résisté à la tentation. Il a joué dans des champs vides, des cimetières pleins, a poussé ses bêlements dans des zoos pour enfants. Il a écrit des chansons sur place, a démantelé des guitares et désassemblé des batteries. Il a écrit “Youngster”, l’album d’un vieil homme qui a gâché sa jeunesse à grands coups de cigarettes et de trajets trop longs en voiture. Il a aussi écrit "Coyote and Mule", qui a signé son retour à l’enregistreur 4 pistes de sa cabane verte, et “Troubadour », double album ode à sa femme et son mariage.